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Il y a une semaine tout juste, nous avons subi une chaleur très lourde, irréelle. L'air était irrespirable. Après une telle journée, je me suis effondrée sur mon lit vers 22 heures. Une heure après, Aymeric est venu me réveiller avec : "lève toi, y a le feu !". Puis il est reparti en courant. J'étais debout très vite et me demandais où était le feu ... J'ai vite vu que ce n'était pas chez nous mais tout près. J'ai rejoint Aymeric sur la terrasse : l'immeuble qui jouxte le notre flambait. Il essayait d'abattre la toile que nous venions d'installer pour nous abriter du soleil. Il m'a demandé de l'arroser. La fumée piquait, il faisait encore plus chaud que dans la journée et le bruit des flammes et des explosions était impressionnant.
Des morceaux enflammés sont emportés par le vent sur notre terrasse. Notre voisin "mitoyen" arrive par le toit et demande si le feu est chez nous. Voyant l'immeuble en flammes depuis notre terrasse, il conclue qu'il faut partir. Après avoir affalé et inondé la bâche, nous pensons à vider la piscine sur la façade (on a déjà testé lors d'un débordement involontaire), mais abandonnons vite l'idée : trop long à mettre en oeuvre.
Sur notre terrasse.
Les pompiers ne sont toujours pas là, nous décidons de quitter l'appartement. Je mets Rémi dans l'écharpe mouillée (elle sortait de la machine à laver) et tente de réveiller les grands. Mission impossible. Je mets Thomas debout encore endormi, mais impossible de sortir Mathilde de son lit superposé avec Rémi dans l'écharpe. Aymeric me rejoint et dit "y a le feu !" Rien de tel pour la réveiller... J'entame la descente des six étages par l'escalier dans le noir (plus d'électricité), les enfants sont assez inquiets même s'ils n'ont pas vu les flammes. Aymeric est encore en haut (il fait des photos et cherche son blackberry qui est tombé sur la terrasse inondée !). A l'étage du dessous, nous rencontrons la voisine en larmes : elle est seule avec ses trois filles et ses fenêtres ont explosé sous l'effet de la chaleur. Je lui dit de descendre et prend la plus grande (amie de Mathilde) avec moi. Je continue donc la descente dans le noir avec les quatre enfants très effrayés après notre arrêt au cinquième. Arrivés en bas, nous soufflons enfin, nous nous mettons à l'abri. Aymeric nous rejoint avec la deuxième fille de la voisine (et son appareil photo et son blackberry détrempé, il ne changera pas !) suivi de près par la voisine et sa dernière fille. Nous ne craignons plus aucun danger, mais nous sommes maintenant inquiets pour nos appartements : les flammes sont proches de l'immeuble et ont voit depuis la rue des morceaux enflammés atterrir sur notre terrasse.
Ils ont mis du temps à arriver, mais une fois sur place ils ont rapidement maitrisé l'incendie. Thomas a pu admirer la grande échelle et nous avons regagné notre appartement.
Une fois les enfants à nouveau au lit, nous avons observé l'immeuble brulé : le feu reprenait facilement, les pompiers ont d'abord éteint chaque reprise de feu avec un seau d'eau puis ont finalement décidé de verser un nouveau camion citerne sur l'immeuble pour éteindre définitivement l'incendie.
Le lendemain matin :
Je n'ose pas imaginer ce que ça aurait été si tout l'immeuble avait brûlé !
Nos détecteurs de fumée sont installés et nous discutons beaucoup de comment réagir et comment fuir en cas d'incendie dans l'immeuble. Cet accident nous a bien fait comprendre que le feu va très très vite et qu'il faut agir vite mais avec calme...